🔄 Cycle hivernal du frelon asiatique (Vespa velutina)
👉 Il est communément admis que les frelons à pattes jaunes, aussi appelés frelons asiatiques, quittent définitivement leur nid entre la fin de l’automne (vers novembre) et le début de l’hiver, avec l’arrivée du froid et des premières gelées.
👉 À ce stade, le nid est abandonné par les futures reines fondatrices (ou gynes), qui vont entrer en diapause – une forme de dormance – à l’abri du froid.
👉 Elles ne réapparaîtront qu’au printemps suivant pour entamer un nouveau cycle. Le reste de la colonie meurt, et le nid de l’année précédente ne sera jamais réutilisé.
🤔❓ Mais que se passe-t-il quand un redoux arrive en décembre ❓🧐
On suppose que :
👉 Les gynes (futures reines) sont déjà en diapause, bien cachées dans des abris. Qu'elles ne sortent pas pour un simple redoux, car leur métabolisme est ralenti et elles attendent des conditions stables du printemps.
👉 Le nid principal est déjà abandonné ou en voie de l’être. Les ouvrières restantes, si elles n’ont pas encore succombé au froid, peuvent profiter du redoux pour voler un peu, mais elles ne reconstruisent pas le nid ni ne relancent la colonie.
👉 Impact global : le cycle ne redémarre pas. Le redoux peut prolonger la survie de quelques individus, mais la colonie est condamnée. Seules une partie des gynes survivront jusqu’au printemps.
🌡️ 🍂⚠️ Ors, nous venons d'observer pas plus tard que le 11 décembre 2025, un nid primaire en formation. Observation très intéressante et inhabituelle ! ⚠️🍂🌡️
✅ Hypothèses possibles
1. Conditions climatiques exceptionnelles :
Un redoux marqué et prolongé peut perturber le cycle biologique. Si les températures sont douces (supérieures à 12-15 °C), une gyne peut être sortie prématurément de diapause et tenter de fonder un nid.
2. Gynes non entrées en diapause :
Certaines reines peuvent avoir retardé leur dormance si l’automne a été particulièrement doux. Elles continuent alors leur activité jusqu’à ce que le froid les contraigne.
3. Nid voué à l’échec :
Même si un nid primaire est en construction en décembre, il est très improbable qu’il survive car les ressources (insectes, nectar) sont quasi inexistantes. Le froid imminent condamnera la gyne et ses premières larves.
🔍 Conclusion
Ce phénomène est exceptionnel et transitoire. Il ne marque pas un nouveau cycle, mais plutôt une anomalie liée au climat. Le nid ne pourra pas se développer normalement.
Toutefois, si dans les années à venir les hivers deviennent de plus en plus doux, une question se pose : devra-t-on lutter contre cette espèce envahissante toute l’année ? Cette hypothèse soulève un enjeu majeur lié au changement climatique et à l’adaptation des stratégies de lutte.